Alors qu’elle a tout juste retrouvé la liberté, la France s’apprête à vivre un été sous la pression du variant Delta. Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé hier que ce dernier serait “probablement” majoritaire dès ce week-end dans le pays. Après un reflux spectaculaire en mai et en juin, l’épidémie de Covid-19 montre ainsi à nouveau des signes de frémissement. “Les signaux d’alerte se multiplient”, a prévenu mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, martelant que “le risque d’une quatrième vague rapide est là”.
 
Pour y faire face, il y a urgence à anticiper. C’est ce qu’indique le dernier rapport du Conseil scientifique sur l’épidémie de Covid-19, rendu public hier, intitulé “réagir maintenant pour limiter la nouvelle vague associée au variant Delta”. Parmi les nombreuses pistes évoquées, l’élargissement du champ du passe sanitaire est actuellement envisagé par l’exécutif. Pour parvenir à une plus grande couverture vaccinale, le Conseil scientifique va même plus loin et émet l’hypothèse de mettre en place un “passe vaccinal à visée individuelle pour pouvoir accéder à certains ‘espaces de libertés’ tels que les restaurants, activités culturelles et sportives”. L’idée serait de “limiter les restrictions sanitaires” au moment où cette vague adviendrait. Pour les personnes non-vaccinées, si un tel passe était adopté, il faudrait alors présenter “un test antigénique ou un test PCR réalisé 1 ou 2 fois par semaine”, sachant que “la gratuité de ces tests pourrait prendre fin à l’automne”.
 
Dans un communiqué, l’Académie nationale de médecine et l’Académie nationale de pharmacie préconisent, elles, l’obligation vaccinale pour la population âgée de 12 ans et plus. “L’obligation vaccinale contre le Covid-19 constitue la seule option réaliste en termes de responsabilisation personnelle et d’engagement solidaire permettant de préserver sa santé, celle des autres et de parvenir à l’immunité collective”, écrivent ces deux institutions. C’est “un devoir de santé publique et un engagement démocratique”, ajoutent-elles.
Le chef de l’État Emmanuel Macron prendra la parole lundi soir pour indiquer le cap fixé par l’exécutif.
 
Alors que l’Europe se prépare à cette nouvelle vague, la Catalogne connaît déjà une forte hausse des contaminations, avec une explosion du nombre de contaminations au Covid-19 chez les jeunes. Cinq fois plus de cas ont été enregistrés la semaine du 25 juin au 1er juillet par rapport à la précédente. Le rythme tend même à s’accélérer dans cette région espagnole.
 Pour lutter contre la hausse d’infections, le gouvernement de la Generalitat de Catalogne a décrété la fermeture des discothèques, entrée en vigueur hier. Ces établissements, qui avaient pu rouvrir le 21 juin dernier, sont donc de nouveau fermées pour au moins 15 jours.

En France, les restrictions continuent pour l’heure de s’alléger, avec la réouverture très attendue des boîtes de nuit. Après 70 week-ends de fermeture, nombreux étaient les gens impatients de retrouver le public et l’esprit de fête. Tous les établissements ne se sont pourtant pas lancés dans l’aventure, jugée périlleuse par certains, au regard des incertitudes qui persistent.
 
La vaccination sera-t-elle obligatoire pour tout le monde ? Le passe vaccinal va-t-il être généralisé ? La fermeture des établissements festifs va-t-elle plomber l’activité touristique de certaines régions ? Comment se passent les contrôles à l’entrée des boîtes de nuit ?
 
 
Invités :
 
 
– Fanny Guinochet, éditorialiste à France Info, spécialiste des questions économiques et sociales
 
– Didier Arino, directeur général du cabinet d’études Protourisme
 
– Hélène Rossinot, médecin de santé publique
 
– Florence Autret, journaliste spécialiste des affaires européennes, correspondante à Bruxelles pour Le Télégramme

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By earmpy

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